Printemps précaires des peuples
21/01/2018

Poésies dépliées

Les Poésies Dépliées sont des objets-livres poétiques. Ce sont de courts poèmes entremêlés de dessins, pouvant se plier et se déplier selon différentes formes géométriques. Ces poésies-origamis mettent en avant les « idées » véhiculées pas leur texte poétique, mais font également jaillir un dialogue entre les mots, l’art graphique, la matérialité du papier et sa manipulation.

Nos poésies dépliées sont entièrement artisanales, fabriquées à la main, et les lecteurs sont invités à les manier, à jouer avec les objets et à les faire circuler. Nous voulons rendre la poésie autrement accessible que sous la forme du « livre ».  À travers ces objets-livres, nous insufflons un caractère à la fois ludique et poétique à la lecture.

La série Poésies Dépliées comprends 7 titres : « Comment », « Courage », « Digestion », « Frontières », « Île », « Sans titre, sans date »,  et « Trait d’union ».

Il est possible d’acheter nos poésies dépliées dans un des nos points de vente ou sur internet. Dans ce dernier cas, elles vous seront envoyées par la poste.
Passer commande au 06 52 56 16 54 (Maria Kakogianni) ou phictions@gmail.com
(Les prix des poésies n’incluent pas les frais de port)

Points de vente :

– Librairie Tulitu : 5 rue des Flandres, Bruxelles
– Librairie du Théâtre de Poche : 10 place de la mairie, Hédé-Bazouge (Rennes)
– Boutique Petit coin de paradis, à la cours des créateurs, L’Isle sur la Sorgue 

 

Petits extraits de poèmes

Trait d’union

« tu est rentrée dans mon rêve
comme un voleur de souffle
le temps que je retrouve ma respiration
je me suis retrouvée dans un autre
les éléments de la terre m’y ont accueilli avec stupeur
ils étaient toujours là
mais je n’avais pas les yeux pour les voir
ma peau était trop sèche pour les sentir vrai-ment
comme seul le vrai sait mentir
j’ai fini par jeter les mots dans la boue
de peur qu’ils ne me donnent pas raison
de permettre cette folie
maintenant je sais ce qui me reste à faire »

Digestion

Ne plus voler tes mots.
Ne plus diriger tes mots.
Ne plus découper tes mots.
Ne plus cuire tes mots.
Ne plus y ajouter de sel, ou de poivre, ou d’huile.
Ton corps. Familier. Ta peau. Mordue.
Ruminer. Lentement. Depuis combien de temps je t’aime ?
Ruminer. Lentement. Essayer. Toujours


Courage

Je ne sais pas combien des phrases il faudrait réinventer pour dire juste je t’aime
Sans que cela laisse un gout bizarre dans la gorge
Non pas là où ça parle
Mais là où ça s’angoisse
Ni promesse, ni crédit
Un dit qui n’a pas besoin de tout dire
Un dire qui n’est jamais pleinement dit
Les mots sont trop serrés,
Ou trop lâches
Courage